mardi 2 avril 2019

Homéopathie : Arsenicum iodatum


Samedi 9 septembre 2017 / article FB

Le triiodure d'arsenic se présente sous la forme de cristaux oranges, acides mais inodores. Il provoque des réactions lors de contacts avec les muqueuses (peau, appareil respiratoire).

Action générale

Comme l'anhydride arsénieux, l'iodure d'arsenic a une action pathogénétique :
  1. Sur les muqueuses en général mais plus spécialement sur les muqueuses respiratoires, avec tropisme préférentiel pour la muqueuse nasale :
    ---> sensation d'obstruction des narines par des sécrétions brûlantes, irritantes, corrosives, aqueuses et limpides dans les affections aiguës mais épaisses, jaunâtres, purulentes dans les affections chroniques (Kalium iodatum) ;
  2. Sur la peau où le médicament peut être indiqué par deux aspects caractéristiques :
    ---> aspect de lichénification : peau rose, sèche, avec stries orthogonales comme on en rencontre dans le lichen plan ou dans les dermatoses chroniques prurigineuses, lichénifiées par le grattage. La peau est froide mais donne une impression de brûlure interne ;
    ---> aspect de desquamation par petites squames (de l'ordre du mm2), comme on en rencontre dans certains psoriasis ou dans certaines mycoses cutanées.
On peut penser que c'est par son radical iode qu'Arsenicum iodatum agit en outre :
  • sur le système lympho ganglionnaire : tendance aux hypertrophies lymphoïdes et aux petites adénopathies fermes, roulant sous le doigt ;
  • sur le système cardio-vasculaire : tendance à la sclérose artérielle ou myocardique, aux troubles du rythme ;
  • sur le métabolisme général :
    . maigreur malgré un appétit conservé ou augmenté,
    . faiblesse, moindre résistance,
    . un certain degré de thermophobie à l'inverse d'Arsenicum album.
Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998

Utilisation(s) en homéopathie

Mycose cutanée

9 CH 5 granules par jour
Lorsque la peau présente des placards de peau sèche sur lesquels ont perçoit des fines stries très rapprochées et perpendiculaires les unes d'entre elles
ModalitésAggravationTempératures extrêmes et faim
AméliorationPar le fait de manger

Système cardio-vasculaire

15 CH 1 dose le dimanche 3 mois
---> Troubles du rythme cardiaque : Arsenicum Iodatum est efficace contre les troubles du rythme cardiaque, les cardioscléroses, les artérioscléroses, la péricardite et les palpitations.
---> Obstruction des narines par des sécrétions brûlantes, irritantes, corrosives, aqueuses et limpides dans les affections aiguës
---> Faiblesse, moindre résistance
---> Un certain degré de thermophobie (bouffées de chaleur sans lien avec ménopause)


LIENS SOURCES

https://homeopathie-conseils.fr/affichage-nom_souche-Arsenicum_iodatum.html 
http://www.pharmaciengiphar.com/medecines-naturelles/fiche-pratique-homeopathie/arsenicum-album-pathologie-chronique 
http://www.homéopathie.com/traitements/arsenicum-iodatum.html 

LE SUCRE “un faux ami”

Dimanche 24 mars 2019 / article FB

 

Sucres et microbiote intestinal : une catastrophe annoncée

Une étude récente souligne qu’une alimentation particulièrement riche en sucres provoquerait un déséquilibre du microbiote intestinal. Et les conséquences sur l’organisme seraient catastrophiques.

Sucres et microbiote intestinal, c’est tout sauf un régal !

Sucres et microbiote intestinal,
pour le meilleur et pour le pire

L’étude menée auprès de souris par des chercheurs américains révèle qu’une alimentation pauvre en graisses mais riche en sucres a des effets ravageurs sur notre organisme. Et rien n’est épargné, le foie, le poids, le cerveau et le microbiote sont les principales victimes. Ladite étude a suivi trois groupes durant 4 semaines. Un groupe suivait un régime riches en matières grasses et en sucres. Un second groupe consommait peu de matières grasses et pléthore d’aliments riches en sucres. Quant au troisième groupe, il suivait un régime équilibré. Au sein de ces groupes, l’équipe de recherche a surveillé le poids, l’apport calorique, la composition corporelle et les matières fécales des rongeurs.

Surtout pour le pire

Les deux groupes suivant un régime riche ont vu leur graisse hépatique augmenter, tout comme leur poids et leur graisse corporelle. A contrario, dans le groupe qui suivait un régime équilibré, nulle variation. Mais le pire n’est pas là : les souris au régime contenant peu de graisses et beaucoup de sucres n’ont pas ingurgité beaucoup plus de calories que les leurs congénères au régime équilibré. Aussi, comme l’a si bien souligné Damon Gameau (le réalisateur de Sugarland), les sucres nous trompent car finalement peu caloriques. Autre constat : rien ne sert de surveiller sans cesse vos calories, il semblerait qu’elles ne soient pas la cause principale d’une prise de poids.
Pour comprendre la place qu’a le sucre dans notre quotidien :
Les chercheurs ont en outre remarqué que chez les souris ayant bénéficié d’un régime riche en sucres mais pauvre en graisses, l’efficacité de la production de graisse corporelle était multipliée par deux. Autrement dit, le besoin de calories est divisé par deux mais génère autant de graisse corporelle. De quoi vous faire renoncer à votre tant attendue Häagen-Dazs macadamia nut brittle

Un microbiote en compote

Cette alimentation bourrée de sucres n’est pas seulement responsable de variation de poids ou d’accumulation de graisse corporelle. Elle est aussi directement en cause dans la dysbiose intestinale. Pour quels résultats à terme ? D’importants dommages hépatiques, la prise de masse grasse, une inflammation intestinale, une perturbation de l’axe cerveau-intestin… Un axe complètement chamboulé, endommageant au passage le nerf vague, responsable notamment de la capacité du cerveau à déterminer si l’estomac est plein ou non.

Et si le sucre était pire que le gras ?

Les campagnes contre les produits riches en matières grasses ont commencé dans les années 80. Le gras est rapidement devenu persona non grata. On a vu les mises en garde contre les aliments trop gras se multiplier, diabolisant chaque jour un peu plus ces produits. Mais pendant ce temps-là, les sucres s’installaient confortablement dans nos placards et nos assiettes. Aujourd’hui, il est impossible de déambuler dans les rayons d’un supermarché sans trouver des produits allégés en matières grasses.
Et les produits sucrés alors ? Ils se sont tout simplement multipliés, et vous trouvez du sucre absolument partout : regardez la composition des gnocchi, ou des champignons en conserve, vous ne serez pas déçu(e). D’ailleurs, ne dit-on pas « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » ?
Le gras d’abord. Le gras comme l’ennemi public numéro un. Mais à tort ou à raison ? Les pouvoirs publics finiront-ils par trancher la tête aux sucres ? On l’ignore encore, mais on l’espère vraiment.


LIENS

Sources article : 
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/08/30/sucres-et-microbiote-intestinal/?fbclid=IwAR2R0hnfOfCohX5eU8efJ4QqemZPkUHJfFxdtQ1MqTiFlanhS7vw5MyqgOo 

AUTRES LIENS :
Des scientifiques ont découvert que le sucre raffiné crée une dépendance plus forte que la cocaïne. (...)
https://www.huffpostmaghreb.com/maxence-roy-/le-sucre-estil-plus-addic_b_7281430.html 

https://www.lesucre.com/mediatheque/sucres-naturellement-presents-sucres-ajoutes

Rôle important du sucre dans la prise de poids
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2018/07/30/microbiote-intestinal-et-surpoids/